Pour préparer vos droits au chômage au retour, rassemblez les contrats, attestations d’emploi, documents de rupture et anciennes décisions d’indemnisation. Le formulaire à demander dépend de votre projet : demander une allocation française ou chercher un emploi en France en conservant une allocation étrangère.
Quelle différence entre U1 et U2 ?
| Document | Fonction | Démarche |
|---|---|---|
| U1 | Attester les périodes d’assurance et d’emploi | Le demander à l’organisme compétent du pays travaillé |
| U2 | Maintenir temporairement des allocations étrangères pendant la recherche | Obtenir l’autorisation avant le départ et respecter les dates indiquées |
Pour un maintien avec U2, inscrivez-vous auprès de France Travail dans les sept jours suivant la cessation d’inscription dans le pays quitté. Ce maintien dure généralement trois mois et peut, si l’organisme payeur l’autorise, être prolongé jusqu’à six mois. Le retard peut affecter le paiement. Consultez les consignes de votre organisme avant de voyager.
Quand les périodes étrangères peuvent-elles compter ?
Dans le cas général d’un retour depuis l’UE, l’EEE ou la Suisse, les périodes attestées par U1 peuvent être totalisées après une activité en France. Les travailleurs frontaliers et certaines situations de résidence font exception à cette présentation générale.
Ne classez pas automatiquement le Royaume-Uni avec les pays sans coordination. Les règles dépendent notamment des accords applicables et de votre parcours. Faites examiner les dates de travail et de résidence par France Travail.
Quelles conditions s’appliquent en 2026 ?
La durée minimale générale est de 130 jours ou 910 heures, soit environ six mois, dans la période de référence : vingt-quatre mois, ou trente-six mois à partir de 55 ans. D’autres conditions concernent notamment la perte d’emploi, la recherche, l’aptitude et la résidence.
Les saisonniers peuvent relever d’une condition de cinq mois. Depuis le 1er avril 2026, certains primo-entrants bénéficient également d’une condition de 108 jours ou 758 heures, sous les conditions de date et de parcours prévues. Le simple retour d’expatriation ne suffit pas à être qualifié de primo-entrant.
Préparez votre motif de rupture : une démission à l’étranger ne devient pas automatiquement indemnisable en rentrant. Demandez l’examen des exceptions pertinentes avant de prendre une décision professionnelle.
Quels droits vérifier pour un retour hors Europe ?
Recherchez vos anciennes décisions françaises : un reliquat peut encore être mobilisable dans les limites et délais applicables. Vérifiez aussi les cotisations à l’assurance chômage des expatriés et les accords éventuels. Une convention de sécurité sociale ne couvre pas nécessairement le chômage.
Sans allocation, l’inscription peut donner accès à un accompagnement et à l’étude d’autres aides. Consultez également les aides CAF et les possibilités de formation.
Comment sont calculés montant, durée et calendrier ?
Le calcul dépend des salaires retenus, des périodes travaillées et non travaillées, de l’âge et des règles applicables. Utilisez la notification et le simulateur France Travail pour comprendre le résultat, plutôt qu’un pourcentage unique de l’ancien salaire.
La durée maximale dépend aussi du motif de rupture. Pour les ruptures conventionnelles individuelles à compter du 1er septembre 2026, France Travail indique des plafonds spécifiques : 456 jours avant 55 ans et 624 jours à partir de 55 ans, avec règles territoriales et possibilités de prolongation propres. Ne transposez pas ce plafond à une fin de CDD ou un licenciement.
Différés liés aux indemnités et congés payés, délai d’attente éventuel et actualisation déterminent ensuite le premier versement. Conservez une réserve dans votre budget de retour.
Quels documents et suivis anticiper ?
Demandez les formulaires internationaux tôt, sans différer inutilement votre inscription s’ils tardent. France Travail vous indiquera les pièces manquantes et les traductions nécessaires ; une traduction assermentée n’est pas à commander systématiquement pour tout document hors UE.
Après inscription, actualisez votre situation, déclarez activité et formation, et répondez aux demandes de pièces. Retrouvez les démarches coordonnées dans le dossier administratif et les conseils pour valoriser votre expérience.